Citroën SpaceTourer Hyphen Concept Dangel

Dangel : cap sur les véhicules hybrides 4×4 pour Stellantis

Nous vous parlions hier de la volonté de Stellantis de pérenniser ses différentes marques, aujourd’hui, c’est au tout d’un partenaire historique de Stellantis de faire parler de lui. Dangel, spécialiste de la transformation 4×4 des véhicules Peugeot puis PSA / Fiat, désormais fournisseur de marques comme Opel et Toyota, annonce que son avenir passera par l’hybridation.

Dangel ne connaît pas la crise

Le transformateur alsacien, célèbre pour ses 504 puis 505 4×4, a su se développer au fil des ans en se spécialisant dans mise en place de systèmes de transmissions intégrales sur des utilitaires et ludospaces de l’ex-groupe PSA. Et par extension des voitures de Fiat et de Toyota reposant sur les mêmes bases. Au-delà des versions 4×4 des Citroën Berlingo, Jumpy (et SpaceTourer essayés en 4×4 par votre site favori en versions Hyphen et Ripcurl), Jumper et autres cousins de Stellantis et Toyota, distribués sur certains marchés d’Europe, la société Dangel propose aussi des versions 4×2 à motricité renforcée des deux « petits formats ». La croissance de l’entreprise a récemment permis la création d’une unité en Espagne pour la transformation 4×2 des utilitaires produits à Vigo (Berlingo Van et Partner) tandis que la récente mise en production de l’Opel Combo à Kaluga en Russie -sur base de l’ancien Berlingo, lui aussi relancé localement- a ouvert une nouvelle opportunité à Dangel. En somme, ces dernières années semblent radieuses pour l’entreprise alsacienne.

Mais, malgré un carnet de commandes plein et un chiffre d’affaires passé de 16 à 25 millions d’euros en 4 ans, voici que les nuages gris s’amoncèlent à l’horizon : d’une part, la crise du Covid, à défaut d’avoir réellement impacté les commandes, a eu un effet néfaste sur la production, régulièrement arrêtée. Avec pour conséquence des délais de livraison à rallonge. En effet, les principaux marchés de Dangel que sont la Scandinavie, la Suisse ou l’Autriche ont été bien moins mis à l’arrêt que les pays d’Europe de l’Ouest et du Sud durant la crise sanitaire.

D’autre part, le CO2, bête noire des politiciens européens va devenir l’ennemi d’un Dangel dont les transmissions intégrales (et le gabarit des autos) sont mécaniquement plus voraces que les tractions dont dérivent les voitures du transformateur de Sentheim. Il lui faut donc se réinventer techniquement et cela passera par l’hybridation. Enfin, côté Stellantis, si la relation semble toujours au beau fixe, il n’aura échappé à personne que PSA s’est désormais rapproché des spécialistes américains du 4×4 Jeep et Ram, ce qui nécessite de ne pas se reposer sur ses lauriers.

Dangel hors de danger grâce à l’hybride ?

Le choix de l’hybridation se justifie pleinement par la facilité d’utilisation et l’absence de problème d’autonomie et de recharge pour les clients, essentiellement des professionnels dans des régions au climat difficile. D’autant plus que les petites batteries d’un véhicule hybride non rechargeable n’impactent pas la charge utile ou la capacité de chargement d’un VU. Afin de commercialiser sa future technologue hybride 4×4, Dangel a emprunté environ 5 millions d’euros. Objectif ? Vendre ses premiers véhicules en 2023.

A date, Dangel indique avoir réalisé un premier prototype, actuellement en phase de test avec Stellantis. Les phases d’homologation (sécurité passive, active, sûreté de fonctionnement, dépollution…) seront réalisées durant plusieurs mois, d’où l’objectif de commercialiser en 2023. Affaire à suivre et on souhaite à Dangel de poursuivre son aventure made in France, qu’il s’agisse de la conception ou de la production.

Source : Traces Ecrites

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