Renault Eways

Événement Renault Eways du 30 juin : il y a de l’électricité dans l’R !

Le dernier Renault Eways a permis à Renault Group de faire quelques annonces sur l’avenir électrique du groupe.

Depuis l’arrivée de Luca de Meo à la tête de Renault Group, une communication régulière s’est mise en place via les évènements “Renault Eways”. La dernière en date, le 30 juin, était placée sous le signe de l’électropop ! Le directeur général du groupe a poursuivi ses annonces sur la mobilité électrique : usines, modèles, technologie, etc. L’occasion de revoir cela ensemble… et si ce n’est pas déjà fait, de regarder notre émission “Pleins Phares” du 15 juin sur la naissance du pôle ElectriCity.

Renault Eways

Renault Group, créateur de voitures populaires

Faire des voitures populaires et électriques, est-ce antinomique ? La récente commercialisation de la Dacia Spring tente de prouver le contraire. Mais pour faire basculer les ventes des voitures thermiques vers l’électrique, les coûts sont à maîtriser. Aujourd’hui, les coûts d’une voiture électrique chez Renault se décomposent comme suit : 

  • 40% pour la batterie
  • 10% pour le moteur électrique
  • 20% pour la plateforme
  • 30% pour le reste

C’est donc sur la batterie que les efforts doivent se concentrer. L’objectif est de baisser son coût drastiquement, tout en multipliant la densité de l’énergie des batteries par 2. Fort de son expérience de 10 ans avec 400 000 voitures électriques vendues, Renault a décidé de développer la technologie Lithium-Ion NMC (Nickel Manganèse Cobalt). Elle a l’avantage d’avoir des temps de recharge plus courts, une plus grande capacité pour un même encombrement et de ne pas être sensible aux temps de recharge partiels. 

Sa durée de vie promet d’être plus longue et son recyclage plus simple. Renault met la gestion du coût pour équiper les segments A et B (alors que la Twingo ne sera pas renouvelé sur le segment A !), mais aussi des caractéristiques adaptées au segment C (celui des compactes, comme la Mégane) et véhicules sportifs (on pense inévitablement à Alpine). 

Renault Eways 21 2021 Renault 5 Prototype

Un message reçu 5 sur 5

Concrètement, cette technologie promettra 400 km d’autonomie (WLTP) sur la future Renault 5 (annoncée pour 2024). Lors du Renault Eways, il a été annoncé a mise en place par étape :

  • Génération 1 dès 2022, 450 km d’autonomie sur la MéganE (batterie de 60 kWh) ;
  • Génération 2 dès 2024, sur les voitures sportives du groupe, la densité de l’énergie passera à 700Wh/l (env 500 kW/L aujourd’hui) ;
  • Génération 3 dès 2026, diminution de temps de charge des 80 premiers pourcents de 25 à 12 min.

L’électricité, c’est du solide !

Dans un horizon plus lointain, Renault Group s’orientera vers les batteries solides. Elles auront l’avantage de mieux contrôler les matières premières, de mieux gérer sa température, et donc, le refroidissement. L’autre point important pour l’optimisation des coûts est la standardisation des packs moteur / batterie par plateforme. Elle commencera en 2024 pour s’achever en 2028 en Europe, pour les véhicules particuliers comme les véhicules utilitaires. Elle concernera l’ensemble de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

Ces efforts devraient permettre de réduire de 62% le coût de la batterie d’ici 2030. Espérons que cela permettra de réduire le prix d’achat des modèles électriques. Aujourd’hui, une Renault Zoé démarre à 32 500 €. Si nous nous en tenons à la répartition annoncée plus haut, sont prix devrait baisser à 24 440 €, soit 25% de moins. Ça fait toujours un peu cher pour un prix d’attaque d’une citadine (bien qu’en théorie, le coût global de possession de la Zoé soit inférieur à celui d’une Clio, selon une étude de l’UFC-Que Choisir liée aux coûts de détention des voitures électriques qui sont, selon l’organisme, d’ores et déjà plus rentables que les thermiques).  Pour mémoire, la Renault Clio E-Tech hybride commence à 23 450 €, et la version SCe 65 à 15 900 €.

2 plateformes 

La plus petite plateforme, la CMF-BEV, sera réservée aux modèles d’entrée de gamme et devrait être produite à 3 millions d’exemplaires par an, sur l’ensemble de l’Alliance, dès 2025. Elle sera inaugurée par la nouvelle Renault 5.

La seconde plateforme, la CMF-EV, sera l’apanage des segments C et D. Elle sera intronisée chez Renault avec la MéganE. Elle participerait à l’atteinte d’un niveau d’autonomie intéressant : 580 km. Renault annonce que cette performance se fera aussi grâce à une meilleure gestion du freinage (récupération d’énergie), du poids et gestion de l’énergie qui gère le confort intérieur. Renault promet que la future MéganE permettra de faire un Paris-Lyon avec une pose recharge de 20 minutes.

A travers ces paragraphes, nous avons voulu vous résumer au mieux les nouveautés techniques, mais quels seront les modèles qui en bénéficieront ? 

Nouvelle vague

Lors de l’évènement Renault Eways, Renault Group a utilisé la terme “nouvelle vague” pour présenter sa nouvelle gamme. Un terme qui fait référence à un courant du cinéma français né à la fin des années 50 et ayant perduré jusqu’à la fin des années 60. Cette période a vu naitre la Renault 4. Et la nouvelle vague de Renault verra l’apparition de celle nommée en interne 4ever (« for ever » / « pour toujours ») ; un petit SUV électrique fortement inspiré de notre fameuse 4L, qui fête ses 60 ans cette année.

Nous serons à Flins jeudi, suivez nous sur Facebook et Instagram pour suivre notre journée autour de l’anniversaire de la Renault 4. Cette version SUV sera déclinée en fourgonnette !


Avec la Renault 5, présentée sous forme de concept-car lors d’un précédent Renault Eways, en janvier, ce seront 3 modèles électriques inspiré du passé ! Dans le segment C, la Renault MéganE servira également de base à un SUV. Sera-t-il inspiré du Renault Morphoz de 2020 ? Le seul indice donné est cette silouhette ci-dessous :


Vague Bleue

Mais le Renault Group ne se résume pas à la marque au losange. L’avenir d’Alpine se fera aussi électrique. Les silhouettes des 3 futures Alpine ont aussi été dévoilées lors de l’évènement Renault Eways sous l’étiquette « Dream garage ».


ÉlectriCity

Nous en avions parlé dans notre talk-show Pleins Phares, sur Twitch, que vous pourrez retrouver ici. Renault a officialisé la création d’une Gigafactory à Douai lors de cet épisode de Renault Eways.

Les 3 autres usines d’ÉlectriCity prendront place sur les sites actuels de la région des Hauts-de-France :

  • Ruitz, composants électriques ;
  • Maubeuge, avec la fabrication de la Kangoo ZE et dérivées ;
  • Douai, avec la fabrication de la MéganE, la 5 et un futur SUV.


Notons que l’usine de Cléon, près de Rouen, produira des moteurs électriques.

L’histoire des compactes Renault

Renault regarde dans le passé pour construire son avenir. Nous avons fait de même lors de la 21e émission Pleins Phares, diffusée tous les mardis soirs sur Twitch, qui faisait suite à la présentation officielle mais camouflée de la Renault MéganE. Que de chemin parcouru depuis la première compact Renault en 1976 : la 14 ! Elle fut suivie du duo 9/11 qui a connu une carrière internationale, des États-Unis (Médaillon/Encore) à la Turquie (Broadway), en passant par Taïwan. La R19 a été la première Renault dont la qualité de fabrication a été au centre de son développement. Elle fût suivie par 4 générations de Mégane qui ont enfanté le Scénic.


Mais ce segment a aussi été le centre de développement de nouvelles technologies. Avant d’arriver sur la Renault Mégane E-Tech Hybride, l’hybridation a notamment été testé sur le Renault Next et la Renault Eolab.

Guillaume AGEZ

Alimenté avec passion par l’association Le Nouvel Automobiliste

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