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“Les Grandes Marques à Monaco”, Succès pour la vente Bonhams !

C’est une sélection restreinte mais très qualitative de 32 véhicules qui a été présentée ce 23 avril dernier, en parallèle du Grand Prix historique de Monaco 2021. L’exposition et la vente se sont déroulées dans l’écrin luxueux de l’hôtel Fairmont, face à la Méditerranée. 

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Cette année, Bonhams était de retour en principauté pour l’une de ses plus belles ventes annuelles. Le vendredi 23 avril, la maison d’enchères présentait un plateau résumant parfaitement l’adage “La qualité avant la quantité”, puisque seulement 32 lots étaient mis en vente ce jour là, et pas moins de 80% du catalogue a trouvé preneur, plutôt encourageant pour le marché du véhicule ancien ! Certains véhicules étaient disposés dans les allées de l’hôtel Fairmont, permettant de se frayer un chemin à travers l’édifice vers la salle d’exposition principale, la “Salle d’Or”, dans laquelle étaient disposés les gros lots de la vente. Retour sur les résultats les plus notables.

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Les belles italiennes

Parmi ces élégantes européennes, les italiennes étaient assurément bien représentées ! Parmi elles, cette superbe Alfa Romeo Giulia Sprint GTA 1600 Competizione de 1965 accompagnée d’un lot de pièces permettant de la remettre en configuration Stradale, vendue pour 258 750€ frais compris (tous les résultats sont donnés frais inclus).

La Ferrari 550 Maranello GTLM Competizione de 1997 présentée dans le catalogue, première du nom construite, et véhicule qui a participé en compétition en France, notamment au Mans, et en Espagne, était estimée entre 500 000 et 700 000€ mais n’a malheureusement pas trouvé preneur.

Cette Cisitalia D46 Monoposto de 1947 ayant couru en compétition et à l’historique limpide, vendue avec son moteur d’origine, a quant à elle atteint les 158 125€.

Cette Lancia Delta HF Integrale 16V Groupe A, estimée entre 380 000€ et 480 000€ restera invendue, mais aura à défaut permis d’apprécier un véhicule avec un historique de compétition en WRC ayant été piloté par l’équipage du Jolly Club, Didier Auriol et Bernard Occelli.

Parmi les autres italiennes de la vente, la Dino présentée dans le catalogue, à la très belle teinte Nocciola Metalizzato, a été vendue en après vente à un montant inconnu, contrairement à la Ferrari 250 GTE à la robe ébène, estimée 320 000€ – 400 000€ qui elle n’a pas eu ce privilège.

L’atypique Fiat 500F “Albarella” carrossée par la Carrozzeria Savio, est elle partie à 32 200€, quand la Ferrari 400I GT 2+2 de atteint les 69 000€ et la Maserati Merak de 1973 trouve preneur à 24 000€. La charmante Alfa Romeo Giulia 1600 Spider Veloce de 1964 retournera en revanche chez son propriétaire actuel.

Les allemandes n’étaient pas en reste !

Une charmante sélection de trois Porsche, et non des moindres, était également présentée, parmi elles, une impressionnante Porsche Carrera GT de 2005, estimée entre 790 000€ et 850 000€, qui n’est pas partie, au même titre que la très belle 356 A T2 Carrera 1500 GS Cabriolet de 1958 estimée elle entre 650 000€ et 850 000€.

En revanche, l’une d’entre elles a été plus chanceuse, la 911 2.7L RS de 1973 matching numbers, qui pour sa part est montée jusqu’à la modique somme de 540 500€ !

Autre univers, et véhicule beaucoup plus atypique, une Isdera Imperator 108I de 1991. Exemplaire rarissime parmi les 30 produits, cette supercar quasi “sur mesure” et équipée d’un V8 Mercedes s’est vendue pas moins de 690 000€ !

Dans la salle principale, la dernière allemande de l’exposition trônait : cette très belle Mercedes 280 SE 3.5L Cabriolet de 1971. L’élégante décapotable entièrement restaurée et matching numbers s’est séparée de son propriétaire pour la coquette somme de 310 500€ !

Des anglaises exceptionnelles

Du côté des belles d’outre manche, deux Aston Martin de qualité étaient présentées au catalogue. Les deux se sont vendues !

La première, une très belle Aston Martin DB MKIII Drophead Coupe de 1958, dans un superbe bleu, avec volant à gauche et d’une grande élégance, a trouvé preneur à 368 000€.

La seconde, une élégante DB6 Volante Convertible dans une configuration couleurs très gourmande est quant à elle partie pour 460 000€ !

Cette très belle Jaguar XK 120 Roadster de 1952 a atteint la somme de 77 050€.

Pour terminer avec les anglaises, impossible de passer à côté de la Rolls Royce Silver Spectre Shooting Brake, qui a défrayé la chronique quelques mois auparavant ! Ce modèle de 2015 a été recarrossé en 2020 par l’atelier Carat Duchatelet. Malgré le fait qu’elle soit un exemplaire unique en son genre habillé d’une magnifique peinture brune métallisée, la belle dame, estimée entre 370 000€ et 550 000€ n’a pas trouvé preneur.

Un superbe plateau français

Comment parler de cette vente sans mentionner le clou du spectacle ?

La star de la vente était sans nul doute cette incroyable Delahaye 135 S Compétition Court de 1936, ayant participé notamment aux 24h du Mans en 1939 et forte d’un palmarès plutôt rempli ! Cette voiture à l’historique connu et au passeport de course assuré était en couverture du catalogue Bonhams, et pour cause. Elle était estimée entre 800 000€ et 1.1 Million d’€ ! Nous savons que la voiture a été vendue en après vente à un montant non communiqué au public.

Un autre véhicule de course très intéressant était cette Simca Estager Barquette de 1950 carrossée par Motto. Restaurée mais très authentique, et fournie avec son moteur d’origine, son historique de course était également connu, la voiture ayant participé à plusieurs compétitions, notamment à Monthléry. Elle a été vendue pour 166 750€.

Cette Bugatti Type 57 Coupé Ventoux, tout premier modèle construit avec un historique totalement limpide, est partie à 385 250€.

Evidemment, impossible d’oublier la DS21 Chapron de 1967 exposée dans la salle attenante, vendue 195 500€. L’exemplaire parfait pour cruiser sur la côte cheveux au vent.

Ce très atypique prototype Georges Irat Sports 2-Seaters carrossé par Labourdette s’est, lui, vendu au prix de 71 300€. Véritable OVNI de la route, cette auto est une candidate idéale pour les concours d’élégance.

Pour parfaire le tableau des belles françaises nous terminerons avec cette Delahaye 135M de 1950 carrossée par Franay, d’une grande élégance mais non vendue alors qu’elle était estimée entre 250 000€ et 350 000€.

En plus des automobiles, le catalogue comprenait également un lot de motos Monkey de marque Honda, dont les résultats sont détaillés avec tous ceux précédemment donnés sur le site de Bonhams en suivant ce lien .

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La période est encore compliquée, mais ne semble pas trop influer sur le marché du véhicule de collection, quelques baisses sont à constater mais rien d’alarmant pour les passionnés, d’autant que l’heure n’est pas forcément à la spéculation. Rendez vous aux prochaines ventes !

Texte et photos : Célia Huart

Alimenté avec passion par l’association Le Nouvel Automobiliste

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