Traversée de Paris estivale 2021

Revivez la Traversée de Paris estivale 2021 en images !

Dimanche 25 juillet avait lieu entre Vincennes et Meudon la 14e Traversée de Paris estivale !

Cet événement que nous couvrons chaque année s’est tenu, Covid ou pas et ce sans déroger à la règle : traverser Paris ! Partons ensemble dans les rues franciliennes pour revivre cette parenthèse enchantée qu’est Traversée de Paris organisée par l’association Vincennes en Anciennes.

8h : Rendez-vous au Château de Vincennes

Le temps est menaçant en ce dimanche matin. Déjà la veille une soudaine drache s’était abattue en soirée. Pourtant au matin, pas -encore- de nuage à l’horizon. Le sable des abords du Château de Vincennes n’est donc pas transformé en boue comme il l’avait été l’hiver dernier pour le départ de la Traversée hivernale et c’est tant mieux.

Le dispositif de départ, lui, a en revanche été conservé. Car la pandémie n’a pas disparu et les organisateurs tentent au mieux d’éviter les contacts, si propices à la transmission de la maladie. Les participants sont donc tenus de rester à bord de leur véhicule pour récupérer plaque et carnet de route, avant de prendre la route de la capitale.

Déjà l’on remarque quelques premières forces en présence, qu’elles soient des habitués ou des petits nouveaux ! Si de nombreuses marques sont au rendez-vous, les françaises et surtout Citroën sont comme toujours les plus représentées, avec un grand nombre de 2 CV et dérivés (Dyane, Méhari ou encore Ami 6 et 8), mais aussi des DS dont une superbe Chapron Palm Beach découvrable. Quelques pré-youngtimers et modernes ont même réussi à se glisser dans le cortège, à l’image d’une 406 Coupé, d’une Dodge Challenger et -on la retrouvera plus tard- d’une Rover 75 Tourer.

Côté personnalités, notons que le Stig (mais, est-ce bien lui ?!) ainsi que Géraldine Gaudy sont présents. De notre côté, c’est à bord d’une Renault 11 TSE Electronic que nous prenons place : seule ’11’ de cette Traversée, elle représente la modernité de 1983, lorsque les annonces parlantes le disputaient aux cristaux liquides des compteurs.

Franchement désuet, c’est certain, mais avec un grand confort grâce au rembourrage des sièges et aux suspensions encore molles des années 1980. Et comme chacun sait, le temps est assassin et emportera un jour à leur tour les habitacles modernes à grands écrans et assistants vocaux… Rendez-vous dans 38 ans pour voir si les Peugeot 508 PSE et Dacia Spring croisées ce matin-là seront encore là !

Ce départ est organisé selon 4 files de départ, un peu comme un drive-in. Les organisateurs sont masqués et les acteurs périphériques tels que les médias sont tenus de présenter leur passe sanitaire, qui sera également obligatoire pour pénétrer dans l’enceinte de la Terrasse de l’Observatoire de Meudon. Au moins, par rapport à l’an dernier, la Traversée de Paris estivale a pu se tenir en juillet, et non fin août, et le parcours a retrouvé son chemin habituel contrairement au “tout-droit” par les quais de 2020 : en effet, la thématique 2021 est celle de places célèbres de Paris ! Nation, République, Saint-Georges, Blanche et donc un retour des voitures à Montmartre, comme en janvier !

Alors il est temps de prendre la route, de traverser le parc de Vincennes puis Saint-Mandé, avant de rejoindre la place de la Nation puis le Boulevard Voltaire.

Ce n’est pas qu’une illusion : les véhicules sont nombreux inscrits au départ de la Traversée, que certains rejoignent en cours de route. L’association Vincennes en Anciennes totalise plus de 800 participants, à raison de 702 voitures, 85 2-roues motorisés, 16 vélos d’époque, 7 tracteurs et 5 courageux autobus ! Et il faut bien plus d’une heure pour que tout cette assemblée longue et colorée prenne le départ et rejoigne le sommet du jour : le Sacré-Cœur.

10h : à nous deux, Paris !

On ignore quel Rastignac sommeille dans ces tacots rutilants, mais il est certain que leur participation demeure un défi. Défi à la mécanique car il faut tenir dans les embouteillages, mais aussi défi aux réglementations qui se durcissent contre les véhicules qui ne sont pas récents. Pour autant, les véhicules de collection bénéficient d’une exemption dans la ZFE francilienne puisqu’ils peuvent continuer d’y circuler y compris en semaine, ce qui n’est pas possible du lundi au vendredi de 8 à 20h à tout véhicule estampillé CritAir 4 ou supérieur depuis juin dernier.

Le défi, enfin, c’est de vérifier la popularité d’un tel rendez-vous et sur ce point, le plébiscite reste de mise ! Aux fenêtres des immeubles, depuis les trottoirs ou depuis d’autres voitures, les pouces sont levés et les téléphones brandis. Mieux encore, le temps se maintient et les averses se limitent à quelques courts instants !

Notre vaillante Renault 11 Eletronic n’a aucun mal à se hisser jusqu’en haut de Montmartre, même s’il vaut mieux ne pas couper le moteur une fois qu’il est chaud sous peine de ne pas redémarrer de suite. Tous les âges sont représentés, à l’image d’une très chic Austin Six Landaulette… ou d’une plus récente et électrique Devinci DB718. Plus curieux encore, le duo de VW Karmann Ghia qui a réussi à se suivre (elles étaient trois ce matin-là avec un autre modèle doré), ainsi qu’une réplique de Ferrari 250 GTO sur base de Nissan Z. Parmi les youngtimers, saluons la Peugeot 106, 30 ans tout juste cette année, tandis que les chromes de Alfa Romeo Giulietta Spider, Mercedes 190 SL ou Panhard PL17 continuent d’attirer les regards…

Il est temps de filer, direction le centre de Paris : Châtelet, puis les Invalides par les quais !

11h30 : Place aux Invalides… et à la pluie

Les nuages devaient bien finir par se vider : vous noterez que le bitume est arrosé ! Mais cela ne refroidit pas l’optimisme ni la marche des voitures en plein Paris. On retrouve des modèles utilitaires, comme un pick-up 504, ou du dernier chic comme une Aston Martin V8 Volante, et même un superbe alignement de DS découvrables (sauf… qu’elles n’ont pas pu décapoter à ce moment-là !).

Les vélos sont encore nombreux dans le cortège, et stationnent sur le rond-point du bleuet de France, et un remake de la Guerre froide nous est offert par le croisement à quelques minutes d’intervalles d’une généreuse Chevrolet Bel Air avec une plus frêle mais très solide Jigouli AvtoVAZ.

La route continue pour les participants : direction le Trocadéro avant de remonter jusqu’à la place de l’Etoile et redescendre, par Boulogne, jusqu’à Meudon !

12h15 : la Traversée de Paris arrive à bon port !

A la mi-journée, c’est déjà la fin du voyage pour les participants de la Traversée de Paris estivale ! Sous les yeux des passants, les voitures remontent les pavés de l’Avenue du Château qui les mènent jusqu’à l’Observatoire, l’occasion d’une nouvelle revue des -jolies- troupes !

Sur la Terrasse de l’Observatoire, l’heure est au pique-nique, ponctué de quelques ondées comme le veut le langage météo. Même si les arrivées s’égrènent jusqu’à 14h, chacun arrive à son rythme notamment les plus âgées du jour, dont la doyenne est une Amilcar de 1921 ! Elle aurait pu être concurrencée, comme centenaire, par une B2 Autochenille “Scarabée d’Or” de 1922 de l’Aventure Citroën, si celle-ci n’était pas en réalité une reconstruction moderne finalisée par des étudiants pour le centenaire en 2019 !

En tout cas, le système Kégresse marche toujours et a permis à cette curieuse Citroën de proposer des démonstrations ! Côté âge, ce sont les années 1960 qui étaient, avec 202 voitures, les plus représentées devant les années 1970 (195 voitures). Signalons que aussi que le rendez-vous n’est pas parisien ni francilien, puisque des équipages venus des Pays-Bas, de Suisse ou d’Allemagne avaient fait le déplacement.

Les bus et les tracteurs ont pu rejoindre à leur rythme le vaste jardin, devenu le temps d’un après-midi un quasi musée à ciel ouvert ! En effet, l’association Univem a reproduit son traditionnel camp militaire, de même que les organisateurs du salon Rétromobile et l’Aventure Peugeot Citroën DS ont apporté quelques modèles historiques, dont une Pontiac de 1942 qui a couru le Tour du monde en 2000 et le rallye Paris-Pékin en 2010 !

Côté bus, le menu est similaire aux éditions précédentes avec, apportés par l’AMTUIR (basée à Chelles et bientôt dans de nouveaux locaux pérennes), 3 Renault TN, un Heuliez GX 44 Nantais sur base Mercedes, et un Renault Citybus de 1995, longtemps dernier bus standard de la RATP à 3-portes avant que cette carrosserie ne revienne en vogue.