Essai Opel Grandland restyle Hybrid 225 Exterieur 2

Essai Opel Grandland restylé : il arrête le X et devient tout public !

Être le frère d’un best-seller n’est pas chose aisée et c’est ce que subit malgré lui l’Opel Grandland. Sorti en 2017, le SUV allemand a dû entamer sa carrière dans l’ombre de son frère, le Peugeot 3008, avec qui il partage la même plate-forme. Conséquence malheureuse : des niveaux de ventes, en France, dix fois inférieurs. Une situation qui n’empêche pas l’Opel Grandland, comme le Peugeot 3008, de se refaire une beauté afin de rester dans la course et, qui sait, d’être davantage diffusé. Nous avons essayé cette version restylée dans sa déclinaison hybride rechargeable de 225 ch, en finition haut-de-gamme Ultimate, aux abords des forêts allemandes.

Essai Opel Grandland restyle Hybrid 225

Cure de jouvence

Il faut se l’avouer, lors de sa sortie en 2017, l’Opel Grandland souffrait déjà d’un design moins sexy que celui du Peugeot 3008. Toutefois, en découvrant ce Grandland restylé, on s’aperçoit que les designers allemands ont su insuffler de nouveaux codes stylistiques plus attrayants. Ce sont les mêmes que ceux introduits sur le récent SUV Mokka, plus petit. Nous retrouvons ainsi la nouvelle face avant Vizor, traversée d’un immense bandeau noir au milieu duquel trône fièrement le nouveau logo de la marque. Le tout est encadré par de nouveaux projecteurs à LED adaptatifs… Dont ne dispose pas le Peugeot 3008 restylé !

De profil, le Grandland restlylé permet maintenant d’avoir des éléments de couleur carrosserie, tels que les poignées et bas de caisse, ainsi qu’un toit noir. A l’arrière, le changement le plus flagrant concerne l’appellation en toute lettres qui en impose sur le hayon mais qui, surtout, abandonne son « X » ; passant ainsi de « Grandland X » à « Grandland » tout court. Pour le reste, ce Grandland restylé conserve les mêmes feux et diffuseur. Des évolutions mineures, mais suffisantes pour lui donner un petit coup de jeune.

Si les changements sont faibles à l’extérieur, la marque au blitz a en revanche pris le soin de largement remanier l’habitacle. C’est incontestablement la planche de bord qui évolue le plus, faisant au passage monter en gamme le Grandland. Là encore, on y retrouve des éléments du nouveau style Opel, avec l’adoption du Pure Panel. Il s’agit de l’association d’une instrumentation 100 % numérique de 12 pouces à un écran tactile de 10 pouces, orienté vers le conducteur, à l’image de ce qui est proposé, par exemple, dans les Mercedes : plutôt classe.

Finalement, l’Opel Grandland restylé s’intercale entre le Peugeot 3008 et le C5 Aircross, tant concernant la qualité perçue que l’originalité des matériaux. Le tout apparaît moins clivant que dans un C5 Aircross, mais un peu plus qualitatif, sans en faire autant que le Peugeot 3008.

L’Opel Grandland restylé fait quoi qu’il en soit le plein de technologies avec la recharge par induction pour smartphone, la compatibilité Apple CarPlay et Android Auto, la vision nocturne (option à 1000 euros sur les finitions haut-de-gamme) ou encore la conduite autonome de niveau 2. Côté habitabilité, l’allemand conserve un espace aux places arrières généreux ainsi qu’un volume de coffre de correct (390 litres sur les version hybrides ; 514 sur les autres).

Hybride 225 EAT8 : un sans faute?

Contact mis, le Grandland hybride rechargeable de 225 ch démarre dans le silence ; le système privilégiant un démarrage en mode électrique. En cas de besoin, il est possible de configurer ce dernier afin de préserver la batterie et solliciter le bloc thermique.

En termes de motorisations, nous retrouvons le 1.6 essence Puretech de 180ch associé à un bloc électrique de 110ch, alimenté par une batterie d’une capacité de 13,2 kWh. Comme sur le Peugeot 3008, avec lequel il partage (entre autres) cette version hybride rechargeable, vous pourrez envisager entre 53 et 64 km en tout électrique (comptez plutôt une cinquantaine de kilomètres en réel).

Essai Opel Grandland restyle Hybrid 225 Logo Hybride

Au quotidien, le Grandland restylé se montre plaisant à conduire dans cette version hybride rechargeable, grâce à la douceur de la boîte EAT à 8 rapports ainsi que le couple disponible immédiatement en électrique… pour peu que l’on ait le pied léger. Car avec 300kg de batterie à tracter, si l’on souhaite adopter une conduite dynamique, il faudra se montrer conciliant.

En effet, le 1.6 Puretech à tendance à hurler lors des fortes sollicitations, venant ainsi contraster avec le silence du mode tout électrique. C’est d’autant plus dommage que les performances annoncées sont intéressantes, avec un 0 à 100 km/h abattu en 8,9 secondes. Nous nous consolerons avec un train avant qui se montre assez précis et qui offre un bon feeling, compte-tenu du poids de l’engin, même si ce dernier reste moins incisif que sur le Peugeot 3008.

Essai Opel Grandland restyle Hybrid 225 Boite EAT8

S’agissant de l’hybridation, le système s’est montré efficace lors des phases de récupération d’énergie. Le mode brake (sollicitant davantage le frein moteur) est assez prononcé mais aurait mérité d’être agrémenté d’un second niveau plus marqué ; les palettes au volant ne gérant que les changements de rapports.

Bien qu’ayant vidé rapidement la batterie lors des phases en montagnes, la redescente aura permis de recharger via ce système, 1/3 de la batterie tandis que le reste s’est effectué sur un tracé urbain, entraînant alors une consommation moyenne de 5.2l/100. Un score plutôt bon au regard du parcours (en hauteur) effectué. Mention spéciale pour le nouvel affichage qui reste clair et qui peut être configuré à l’envi. Il aurait néanmoins gagné à être complété par un affichage tête haute, non proposé sur cet Opel Grandland, quelque-soit la version.

Essai Opel Grandland restyle Hybrid 225 Profil

Le prix, l’atout maître du Grandland restylé ?

Opel profite également de ce restyling pour simplifier la gamme de moteurs du Grandland. Ce dernier dispose dorénavant de deux petits blocs de 130 ch essence et diesel ainsi que 2 versions hybrides rechargeable de 225 et 300 ch. La gamme compte trois niveaux de finition (Grandland, GS Line, Ultimate), tandis que les tarifs vont de 29 950 euros (1.2 130ch BVM6) à 53 700 euros (Hybrid4 BVA8).

Si d’emblée, le SUV d’Opel se montre moins coûteux de 2 000 euros par rapport au Peugeot 3008 sur le 1er niveau de finition et de 2 750 euros sur la motorisation Hybrid 225 ch BVA8, l’écart se réduit sur la motorisation Hybrid4 (4 pour 4 roues motrices) de 300 ch.

A finition équivalente (Ultimate pour l’Opel VS. GT pour le Peugeot), le Opel Grandland propose un rapport qualité / prix intéressant face à son cousin, avec des options facturées moins cher telles que le Night Vision (1000 euros vs 1400 euros), le hayon mains-libres (de série vs 450 euros) ou encore le Pack City incluant les aides en ville (de série vs 600 euros).

Opel Grandland restylé (2021)Finition GrandlandFinition GS LineFinition Ultimate
1.2 Turbo 130 ch BVM629 950 €32 650 €
1.2 Turbo 130 ch BVA8
34 550 €38 750 €
1.5 Diesel 130 BVA834 050 €36 550 €40 750 €
Hybrid 225 ch BVA842 750 €43 950 €47 750 €
Hybrid4 300ch BVA8

53 700 €

Pour résumer, si vous chercher une qualité de finition lorgnant vers le premium, le Peugeot 3008 vous intéressera. Si cela ne vous parle pas spécialement, alors l’Opel Grandland pourrait largement vous convenir.

Finies les ventes confidentielles pour le nouveau Opel Grandland restylé ? C’est ce que l’on peut lui souhaiter. Ce rajeunissement lui permet de plus s’affirmer visuellement et de gagner en qualité… Sera-ce suffisant pour inquiéter le Peugeot 3008 sur le marché français ? Rien n’est moins sûr. Le Grandland est avant-tout une question de compromis mais au juste prix, notamment en version hybride rechargeable de 225 ch. Sans être parfaite, cette version se montre homogène et plutôt raisonnable à l’usage.

Crédit photos : Fabien Legrand

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